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Il y a deux jours, j'ai été faire les magasins.

Pour une fois, sans le Tigrou.

Mais avec Le Tigre.

Ca m'a fait un bien fou.

Belle-maman (que je critique mais quand même, sur le coup, c'était bien cool de pouvoir le lui laisser) a gardé notre petit poussin quelques heures et nous nous sommes échappés.

J'avais besoin, envie de fringues et il le savait. On n'y allait que pour moi.

Après des mois à me sentir gonflée, grosse, à ne pas pouvoir mettre ce que je voulais, à remettre ces derniers temps mes affaires de l'année dernière où j'étais enceinte de 3 mois, essayer plein de jolies fringues de printemps, ça m'a mis du baume au coeur.

J'avais la fièvre acheteuse.

Envie de tout prendre. Du rose, du vert, du blanc, du bleu, des fleurs, des rayures, des manches courtes, longues, évasées, serrées, du large et du moulant.

Tout m'allait.

J'emmenais dans les cabines mon homme amusé et des dizaines de cintres bien garnis. Je me déhanchais au rythme des musiques rock des magasins de fringue, en jean et soutif, je faisais rouler mes hanches sous ses yeux, il était fou, fou de mon corps et de ma folie, et impressionné de la vitesse de mes décisions.

Trois tas. Un oui, un non, un peut-être. Une minute pour mettre, 10 secondes pour décider, 30 secondes pour enlever. Ca a été vite. Les peut-être n'étaient pas réessayés. La décision ne dépendait que du nombre de oui et de leur prix.

Je savais ce que je voulais (tout !), ce que je ne voulais pas, ce que j'aime, ce qui me va.

Me sentir mince, me sentir belle.

Oser des couleurs vives (très vives !) et remettre du 38.

J'avais déjà le moral, mais en sortant de là il était en béton armé.