Mon blog psycho

Dans la tête de Tatafloute

28 février 2012

Tag

Bon je croyais avoir échappé à la vague, que dis-je, à la déferlante de tag qui a ravagé la blogo depuis quelques jours...

Mais c'était sans compter sur Elm Orme !!!!

Bon alors comme Catseyes je ne suis pas trop fan de ce genre de choses mais je vais me prêter au jeu, sans pour autant taguer d'autres personnes ni de trouver des questions, du coup...

 

Alors on y va.
Les règles :

1– Vous devez publier les règles

2 – Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle 

3 – Répondre aux 11 questions puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées 

4 – Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leurs blogs sur votre post 

5 – Rendez-vous sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils ou elles ont été tagué(e)s 

6 – Ne faites aucun tag sans les prévenir 

7 – Vous devez obligatoirement taguer 11 personnes


11 choses à propos de moi :

1- Là je copie carrément Cats mais je suis exactement comme elle : j'ai une culture gé pourrie, une mémoire à chier et je déteste jouer au Trivial Poursuit ou à d'autres jeux où on doit avoir de la culture. Ca me complexe énormément, du coup à certains dîners je ferme ma gu... parce que j'ai trop peur d'être ridicule... Il n'y a que LeTigre et ma soeur qui connaissent l'étendue de ma non-connaissance. Je suis incapable de retenir le titre et l'auteur des livres que je lis (sauf quelques-uns), par contre je retiens les émotions que j'ai éprouvées. Ca donne des conversations surréalistes du genre "qu'est-ce que t'as lu récemment ?" "euh... un super bouquin, c'était l'histoire de... et j'ai aimé pour telle et telle raison mais euh... le titre m'échappe... et l'auteur ben c'était... euh.. enfin je sais plus mais ça va me revenir". En fait ça me revient jamais, je suis obligée de vérifier une fois rentrée chez moi ! Je crois que ma mémoire est ultra sélective et qu'il n'y a que des émotions, des ressentis et des jolies choses et plus trop de place pour les choses réelles...

2- je me suis mariée 10 jours avant mes 25 ans et j'ai divorcé 3 mois après mes 27 ans (on était séparés depuis 6 mois). Ma plus grosse honte (que ça ait tenu si peu de temps) mais ma plus grande fierté en même temps (d'avoir eu le courage de partir).

3- j'ai déjà été infidèle (voir point précédent). Mais j'ai des circonstances atténuantes, que je ne raconterai pas maintenant !!!! (mais j'en suis pas fière pour autant...).

4- je suis une optimiste idéaliste. Je suis tout le temps persuadée que l'avenir me réserve des belles choses. C'est un atout incroyable dans la vie car ça me donne une force inépuisable. Seul petit bémol depuis la naissance de Tigrou : j'ai sans arrêt peur qu'il lui arrive quelque chose... mais ce sont des pensées fugaces et non rationnelles qui disparaissent lorsque j'essaie de me raisonner.

5- J'adore manger des légumes vapeur, j'adore la soupe, j'adore le poisson en papillote et les trucs nature en général. C'est un sacré atout anti-kilos lorsque la boulimie de céréales et de chocolat me prend... car ce n'est pas du tout un effort pour moi de manger léger et sain. Tout a commencé lorsque, toute petite, je mourais tout le temps de faim et ma maman me faisait des assiettes énormes de courgettes vapeur pour me rassasier sans que je devienne énorme...! ça m'est resté...

6- Je suis toujours en train de rêver d'une nouvelle vie. Vivre ailleurs, dans une autre maison, dans un autre cadre, avec un autre boulot...

7- Je n'ai aucune patience pour les petites choses du quotidien qui devraient fonctionner et qui ne fonctionnent pas. Une fermeture éclair qui coince, une boîte de conserve qui refuse de s'ouvrir, un feu qui met une plombe à passer au vert, etc... par contre je peux avoir une patience sans limite pour des travaux manuels, des tâches minutieuses ou tout ce qui concerne bébé Tigrou. Allez comprendre...

8- Je n'aime pas sortir. J'aime aller au resto, au ciné ou chez des amis mais il faut que ce soit en petit comité. Je déteste les soirées où il y a du monde, je déteste aller dans des pubs ou des boîtes, je déteste ceux qui boivent ou fument pour se donner une contenance, je déteste devoir faire la conversation avec des gens avec qui je n'ai aucune affinité.

9- Certains jours je me trouve belle et séduisante. Le lendemain je peux me haïr dans une glace et ne pas oser sortir de chez moi.

10- Je me sens totalement différente de ma famille (mes parents et ma soeur). Je les adore mais j'ai une impression bizarre qu'ils ne me comprennent pas et ne me connaissent pas. Peut-être que par pudeur je ne laisse rien paraître avec eux alors qu'avec mes meilleures copines ça ne me pose aucun problème...

11- Je porte des lunettes depuis deux mois car je suis un peu astigmate, ça fait des années que j'ai mal aux yeux et en les mettant j'ai eu l'impression tout d'un coup de voir super net... ;-)


Les 11 questions d'Elm Orme

Quelle est ta ville française ou étrangère préférée ?

Lyon ;-) ma ville natale. Mais j'ai eu l'occasion de découvrir Lille et je crois que si j'y avais vécu ça aurait pu être ma ville préférée (plus que Toulouse où j'ai habité... bizarre non ?).

Ton prochain voyage?

Rien de prévu pour l'instant. Peut-être la Corse cet été, sinon les Chateaux de la Loire, mais en France en tout cas.

Le moment que tu aimes le plus dans la journée?

Quand je rentre à la maison après le boulot et que je retrouve mon bébé et son papa.

Ce que tu détestes le plus chez les gens?

Quand ils parlent pour ne rien dire, que tout le monde raconte des trucs sans intérêt et que ça peut durer des heures.

Exerces tu le métier que tu voulais?

Oui mais il m'a déçue...

Où aimerais-tu vivre?

Dans une jolie maison au bord de la mer (mais surtout pas la côte d'azur), près des dunes, des falaises, des vagues et des mouettes...

Ton plus beau souvenir?

La naissance de mon Tigrou.

La concession que tu ne feras jamais?

Je ne vois aucune concession que je ne ferai jamais si c'est pour une bonne raison.

Ton roman préféré?

Là je dois faire un immense effort de mémoire... (voir point 1 des 11 choses de moi !). En fait y en a eu plein j'ai beaucoup de mal à faire un choix. Récemment j'ai adoré "Les piliers de la Terre" de Ken Follett. Sinon un qui m'a fait beaucoup rire : "métaphysique des tubes" d'Amélie Nothomb.
D'une manière générale j'adore les romans qui me font rire ou pleurer...

Le pire navet que tu aies vu au ciné?

"Le projet Blairwich" de je sais pas qui et je m'en fous. Certains ont adoré ce film moi j'ai été incapable de rentrer dedans et me suis ennuyée tout le long.

Ce que tu n'avoueras jamais?

Vous croyez vraiment que je vais répondre à cette question ?????? ;-)



Je ne vais taguer personne car je n'ai pas envie que quelqu'un se sente obligé. Mais si Laurette, Delphine, Irouwen, et Claire ont envie de le faire, ce serait rigolo... finalement j'ai bien aimé répondre à ce tag ! Merci Elm ;-)

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26 février 2012

Comment Tigrou et moi avons vaincu l'épreuve du Bib

D'abord, merci beaucoup pour tous vos encouragements sur le post précédent ! Ca m'a redonné confiance en moi et j'en avais bien besoin...

Voilà.

C'est fait.

Bébé Tigrou boit au bib !

Youhou !

On a réussi. On était tellement contents tous les deux qu'on a chanté, dansé, ri !
Je suis si fière de lui ! Je n'arrête pas de le lui répéter d'ailleurs. On a fait plein de câlins, plein de jeux, pris un bain tous les deux, écouté de la musique ("les animaux font du sport" : j'adoooore !). Donc malgré une seule tétée (celle du soir), j'ai vraiment l'impression d'avoir été très très proche de mon petit poussin aujourd'hui.

Pourtant, j'appréhendais cette journée. Ce matin, en prenant ma décision, je n'étais pas vraiment sure, j'avais peur que ce soit super dur, j'avais une boule au ventre. Je voulais changer d'avis, je ne voulais pas vivre cette journée. J'avais envie d'aller chercher mon petit chou et de lui donner le sein dans mon lit, qu'on se rendorme ensemble et qu'on oublie cette idée stupide.

Mais finalement, ça n'a pas été si difficile que ça.
Ok, il n'a pas mangé de 4h à 13h mais ça n'a même pas eu l'air de le perturber tant que ça. A chaque fois que je lui proposais le bib, il hurlait, j'insistais un peu, il re-hurlait, j'arrêtais, je le câlinais, il se calmait, et il se mettait soit à jouer soit à dormir... A 11h, il avait quand même réussi à boire deux gorgées, affamé, grâce à un T-shirt imbibé de mon odeur (deux nuits que je dormais avec) qu'il sniffait. Mais dès qu'il se rendait compte de sa méprise, il pleurait à nouveau.
A 13h à peu près, j'étais en train de manger, il jouait à côté de moi sur son tapis d'éveil et j'ai eu l'idée de la compote (voir edit du post précédent), d'abord sur sa langue, puis dans une cuillère, puis sur la tétine du bib. Grâce à cette idée, j'ai pu lui faire manger bon gré mal gré, difficilement, un petit bib de mon lait.

Et puis deux heures plus tard, j'ai tiré à nouveau un peu de lait, 70 ml seulement car il commençait à s'énerver sérieusement. Et là, grâce toujours à la compote (une petite pointe sur sa langue pour l'appater, puis un peu sur la tétine du bib), il a bu les 70 ml tout d'un trait, en deux minutes ! pas une pause, de grands mouvements de succion tout en me regardant droit dans les yeux ! qu'est-ce que j'étais fière ! juste un peu râlé au tout début, puis plus rien !!! la classe ! après ces 70 ml, il avait encore la dalle, du coup j'ai essayé le lait en poudre pour éviter de le faire trop attendre (j'avais plus de mon lait) mais malgré la compote ça n'a pas marché. Il a bu un peu mais il n'a pas aimé le goût, il a fait une grimace et a tout recraché. Je n'ai pas insisté. Une nouveauté dans la journée, c'est déjà beaucoup !
Du coup j'ai à nouveau tiré mon lait pendant qu'il s'énervait sévère sur son tapis d'éveil ! Quand enfin j'ai à nouveau eu 70 ml, je l'ai remis dans le bib, hop la compote sur la langue, sur la tétine, bib dans la bouche et sans aucune hésitation il l'a descendu d'un trait à toute vitesse !
Et quand il a eu fini, j'étais toute contente, je le félicitais, il a regardé ce bib vide que je tenais, a fait une sorte de demi-sourire un peu sceptique et content en même temps d'un air de dire "beuh... c'était ça le bib ? C'est tout ? C'est plutôt sympa en fait !".

J'étais comme une dingue ! on a dansé, chanté, rigolé, tout contents tous les deux !

Ensuite on a fait une petite balade, il a dormi dans sa poussette, et au retour il avait à nouveau super faim (pas mangé de la matinée, fallait rattraper !). J'ai hésité à lui donner le sein (il me restait 60 ml de lait maternel tiré après qu'il avait fini son bib pour vider mes seins mais je voulais le garder pour demain), et puis j'ai voulu réessayer le lait en poudre. Encore un peu de compote sur la langue, le bib dans la bouche, grimace. Tout recraché. Puis j'ai réessayé avec de la compote dans la tétine, et là, il a vidé le bib d'un trait à nouveau (un petit bib, j'avais peur de devoir tout jeter alors je n'avais fait que 60 ml). Après ça il était encore affamé, j'en ai préparé un autre de 60 ml, vidé en un trait sans une hésitation, et sans compote !!!! même pas une ébauche d'hésitation ou de râlerie. Un petit poussin rassasié et content après, qui m'a regardé en souriant faire la vaisselle en dansant !

Je suis tellement, tellement fière ! de moi, de lui. D'y être arrivés ensemble.

Puis on a pris un bain tous les deux, puis une longue et belle tétée au sein sans l'ombre d'une hésitation, sans cris, sans larmes, sans énervements (en même temps j'avais les seins pleins depuis 16h, ce qui n'arrive jamais à cette heure-là d'habitude). Il s'est endormi comme ça et je l'ai laissé tétouiller et profiter, longuement.

Quand je l'ai mis dans son lit, il m'a fait un immense sourire.

Le repos du guerrier après une magnifique victoire...

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Aujourd'hui, je le fais.

Ca y est.

J'ai décidé de "forcer" Tigrou à boire au bib.
Il faut que je sois forte.
Il faut que je tienne.

Après une nuit difficile, je me suis dit qu'il devenait vraiment IMPORTANT que notre bébé accepte de se nourrir autrement qu'au sein, pour le bien-être de toute la famille.
Le mien d'abord, il ne faut pas se leurrer : depuis une semaine les tétées sont à nouveau très difficiles, limite insupportables, il s'énerve, il tire, il tape, il pince, il hurle, et moi j'en peux plus...
Les après-midi aussi deviennent compliqués quand je ne suis pas là : monsieur refuse le bib mais pour autant il n'en a pas moins faim et est grognon, énervé, et ne dort pas longtemps (de micro-sieste de 20 à 30 minutes).
Et puis surtout, depuis une semaine-dix jours, il se réveille à nouveau la nuit.

Il fait ses nuits depuis qu'il a un mois et demi (d'abord des nuits de 8h puis depuis début janvier d'au moins 10h, voire 12h certaines nuits), et là, plus du tout. Cette nuit il s'est réveillé à 2h, 4h puis 7h30. La nuit dernière, réveil à 23h30 puis 7h. On est loin des 10h de moyenne auxquelles il était habitué.

Du coup, forcément, je me dis qu'il se rattrape la nuit de ce qu'il n'a pas la journée : ça veut dire qu'il ne mange pas assez la journée. Même quand je suis là, comme hier. Il a fait 2 tétées dans l'après-midi, mais il s'énervait tellement qu'il n'a presque rien mangé.

Je ne veux plus continuer comme ça, pour lui comme pour nous ce n'est plus possible. J'ai peur que son rythme se détraque sur le long terme.
Jusqu'à hier, je me disais que s'il se réveillait la nuit, ce n'était pas très grave, je pouvais assumer, en pensant que d'ici un mois et demi on commence la diversification et que tout rentrerait dans l'ordre. Je me disais aussi qu'on allait peut-être commencer à lui donner des petites compotes ou des yaourts spécial bébé dans l'après-midi.

Sauf que j'ai regardé un peu sur le net, j'y ai vu des informations contradictoires, mais ce qui se dégage souvent c'est qu'il est déconseillé de commencer la diversification avant 6 mois, et qu'il faut commencer par les légumes.

Aujourd'hui en lui donnant sa tétée à 4h, je me suis dit "aujourd'hui je me lance". LeTigre travaille toute la journée, on est juste tous les deux Tigrou et moi, donc je serai seule à entendre et supporter ses pleurs, j'assume.

J'ai longuement hésité.
L'impression de le torturer, l'impression de lui faire du mal.
Mais pourquoi ??? au fond, il n'est question d'aucune torture. Mon bébé a faim, je lui propose un biberon.
J'ai tiré ce matin 150 ml, parce que je pense qu'il sera plus facile pour lui de commencer par un lait auquel il est habitué.
Et s'il refuse, ce ne sera pas moi qui l'affame, comme dirait notre pédiatre, mais bien lui qui décide de s'affamer. Moi je lui propose à manger, et en plus je tire mon lait, celui qu'il aime, pour lui.
Alors oust la culpabilité.

C'est une étape à franchir.
Une étape difficile, qu'il franchira vite ou lentement, c'est lui qui choisit. Le bib est là, tout prêt. Moi, j'ai tout mon temps.
Je serai patiente.

Ce matin après la tétée de 4h, il s'est réveillé à 8h, et je lui ai proposé le bib, qu'il a refusé. Dès qu'il pleurait trop, je le prenais dans mes bras, le rassurais, lui parlais.
Je lui ai expliqué qu'on allait franchir cette étape tous les deux, que je savais que c'était difficile et que j'étais là pour l'aider. Qu'on ferait ça ensemble, lui et moi.
Je vais le câliner parce que c'est difficile pour lui. Ne pas le laisser seul dans sa chambre.

A 10h, il s'est rendormi.
Il vient de se réveiller.
Il a joué un peu avec le bib que je lui montre, je dédramatise, je joue avec, mais il ne mange pas.
Ca viendra.

Je sais que certaines ne seront pas d'accord avec mon choix. Si c'est le cas, merci de ne pas me donner votre avis, en tout cas pas aujourd'hui, car aujourd'hui j'ai besoin de soutien...

 

 

 

Edit de 13h : demi-victoire. A 11h, affamé et avec un T-shirt plein de mon odeur sous les narines, il a avalé goûlument 2 gorgées, mais pas plus... Je lui ai changé les idées, on a joué un peu, il a passé un peu de temps sur son tapis d'éveil. Puis pendant que je mangeais une compote, j'ai voulu par curiosité lui en mettre un peu sur le bout de la langue. Il a A-DO-RE ! il tétait mon doigt avec délice... du coup j'ai essayé à la petite cuillère (mais juste un tout petit peu sur le bord de la cuillère) : il l'a mangée ! du coup, tenace, j'ai mis du lait dans la cuillère : échec... Il est pas dupe le ptit canaillou...

Et puis j'ai eu l'idée de mettre un tout petit peu de compote sur la tétine du bib, et là, victoire ! il a bu quelques gorgées... puis plus dès que la tétine n'avait plus le goût de compote, donc j'en ai mis un peu à l'intérieur de la tétine, comme ça le lait en passant prenait le goût. Il a bu 80 ml environ comme ça ! Je suis trop fière de lui !!!!

Ce n'est qu'une demi-victoire car ça ne veut pas dire qu'il acceptera les suivants. Il n'avait pas l'air hyper emballé non plus... Mais c'est déjà un début.
En tout cas c'est moins dur que ce que je craignais : un peu de pleurs mais pas trop, pour l'instant. Tout ça ne l'empêche pas de jouer, de me sourire et de s'endormir, donc c'est gérable.

J'espère seulement que s'il finit par l'accepter tout à fait, il ne va pas ensuite refuser complètement le sein... Je sais que c'est un risque, je l'assume, on verra...

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24 février 2012

Attachement et détachement

Ce soir j'ai pleuré en regardant mon bébé endormi au sein, la bouche encore tout contre le mamelon.

Je l'ai laissé longtemps comme ça, et je l'ai regardé.

J'ai essayé de retenir ce moment, comme tous ceux que je passe avec lui. De l'imprimer très fort dans ma mémoire émotionnelle. De ne jamais oublier le bien-être absolu qui me submerge, ce bonheur immense qui fait couler les larmes.

L'intuition que je vis les plus beaux moments de mon existence.

Parfois j'ai ce sentiment de crainte devant le détachement inéluctable.

Il fait de moins en moins partie de moi. Je le sais, je le sens, il prend son autonomie tout doucement. Son caractère s'affirme, ses préférences aussi, il aime jouer plus qu'être câliné, il éclate de rire lorsque son papa lui parle, il hurle dans mes bras lorsque, le soir, fatigué, il préfère que je le dépose dans son lit...

Il grandit. Déjà. Si petit, si fragile, et pourtant, je sens que notre attachement est différent.

Les premières semaines, j'avais cette sensation qu'il faisait réellement partie de moi. Je ne pouvais pas m'éloigner une heure sans me sentir amputée, je le portais tout le temps, il dormait sur moi des heures par jour, et la nuit je m'endormais en le sentant presque dans mes bras (alors qu'il était dans sa chambre !), et me réveillais avec l'impression qu'il avait passé la nuit avec moi. Lorsque je me réveillais, il me fallait faire un effort pour ne pas paniquer et le chercher partout dans mon lit : il était dans le sien... et j'avais passé toute la nuit avec cette douce sensation de son corps contre moi, de mes bras autour de lui.

Aujourd'hui je n'ai plus cette sensation. Je cherche parfois à la retrouver, comme on cherche certains matins à continuer un rêve qu'on vient d'interrompre en se réveillant. Je pense à lui lorsque je m'endors et lorsque je me réveille, je rêve chaque nuit ou presque de lui, mais ce n'est plus pareil. C'est un autre. Il est LUI, je suis MOI, chacun dans une pièce, chacun dans son lit, chacun dans ses rêves.

Il me faut apprendre à lui laisser son individualité. L'aider à grandir, à apprendre, à aimer, à se connaître et à s'aimer sans l'étouffer.
Ca me paraissait tellement évident avant, ça me paraît tellement difficile aujourd'hui.

Tout à l'heure je l'ai pris tout contre moi, il était tout nu juste avant son bain, et je me suis vue dans le miroir. Cette femme avec ce magnifique petit bébé, c'était moi.
Ca me paraît parfois tellement naturel, tellement normal, tellement évident, que j'oublie parfois que j'ai eu si peur de ne jamais vivre tout ça.
Et quand je m'en rends compte, quand j'arrive à capter les petites particules de bonheur, je voudrais figer le temps pour toujours...

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23 février 2012

En manque

Je suis en manque...

En manque de câlins de mon ptit chou et de mon Tigre.

Mon petit Tigrou n'est pas un bébé très calme ni très câlin. Il est toujours tout excité, bouge tout le temps, ou alors quand il est fatigué il s'énerve, pleurniche voire pousse des cris d'énervement.
J'aimerais qu'il soit de temps en temps calme dans mes bras, qu'il s'endorme tranquillement, qu'il se colle contre moi...

Heureusement parfois j'ai de petits câlins, mais ça ne dure vraiment pas... déjà, il déteste maintenant être contre nous ventre contre ventre : il faut qu'il regarde partout, donc il faut le tenir dos contre nous. Seule exception : le matin au réveil. Encore à moitié endormi dans sa gigoteuse, il se love contre moi et on passe un petit moment comme ça.

J'adore le caractère de ce petit poussin, si vif, si tonique, si intéressé par tout, il remue tout le temps, il aime tout, il observe tout, mais c'est fatigant. Il faut le stimuler sans cesse, au bout de 10 minutes il s'ennuie, il faut parler, chanter, gigoter devant lui, agiter les mains et il est totalement captivé ! C'est marrant ! mais j'aimerais parfois qu'il soit plus calme pour pouvoir le prendre doucement et tendrement contre moi...

 

Et puis côté Tigre, ben c'est simple, notre vie de couple se résume presque aux soirées télé/ordi où on ne se parle pas, puis on va se coucher, crevés, et on s'endort vite.
En ce moment on parle un peu des mutations mais sinon, plus beaucoup...

On a pris une bonne résolution suite à la soirée d'hier que j'ai passée sur les blogs sans lui adresser la parole... (j'ai honte mais c'est aussi ma façon de me détendre...) : on va choisir un soir chaque semaine juste pour nous deux, sans télé, sans ordi et sans répondre au téléphone à partir du moment où on couche petit Tigrou. Au programme : dîner en amoureux, soirée en amoureux et au lit le plus tôt possible pour passer un long moment l'un contre l'autre à discuter et plus si affinités...

Je suis bien contente d'avoir pris cette décision. La première soirée en amoureux sera samedi (ce soir et demain il bosse) et j'ai déjà hâte !!! envie de me faire belle, de me préparer pour mon homme (mais j'aurais jamais le temps d'aller chez l'esthéticienne d'ici là !) et hâte qu'on se retrouve...

Je sais qu'il faut faire vraiment attention à ça, car le pli est très vite pris de ne plus trop s'occuper l'un de l'autre.

Parfois j'ai le sentiment que ma vie de maman pourrait me suffire pour m'épanouir totalement. Et il ne faut pas en arriver là. Il faut que je garde dans ma tête et dans mon coeur une grande place pour mon amoureux et pas seulement pour le papa qu'il est...

 

P1090452

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20 février 2012

Stress

J'ai passé un WE stressant. Angoissant. J'ai mal dormi. Je suis fatiguée.

Stress du boulot, et stress d'une grosse décision à prendre.

La reprise est difficile. Niveau horaires, c'est top : travailler seulement l'après-midi, c'est génial. L'impression de garder le contact avec le boulot car j'y suis tous les jours, mais aussi de profiter pleinement de mon petit garçon (qui est de plus en plus adorable je craaaaaque complet). Mais j'ai beaucoup de boulot. Mon collègue-chef parti pour 15 jours en vacances m'a laissé beaucoup de dossiers à suivre + le quotidien à gérer + de nouvelles attributions (et oui je passe à mi-temps et on me rajoute du boulot... malheureusement y a pas le choix, on a perdu une personne dans l'équipe il faut bien redistribuer son taf).
Donc vendredi, lorsque le chef m'a fait la liste des choses à faire pour ces 15 jours en plus de gérer le quotidien, j'ai flippé.
Et puis il y a eu cette réunion, vendredi à 15h30. Réunion préparatoire à une très grosse échéance, la semaine du retour du chef... et je dois tout préparer en son absence, tout ça en seulement 10 demi-journées...
J'ai craqué à la fin de la réunion. Le chef qui vient me voir, et moi qui fonds en larmes "j'y arriverai jamais". Ridicule. La première fois qu'une réunion de ce type m'atteint (je vous ai dit que j'étais encore plus émotive qu'avant depuis mon accouchement ?). D'habitude ça me fait plutôt rire, à quel point ils essaient de nous mettre la pression. Cette fois, la pression, je l'ai prise de plein fouet.
Un peu dur pour un retour.

Heureusement les larmes se sont vite arrêtées et je me suis laissée convaincre que ce n'était pas si grave.
N'empêche.
J'ai stressé tout le WE pour les deux semaines à venir.

La journée s'est très bien passée, j'ai un peu déstressé. Ca va mieux, mais ça va être dur, en 4h l'après-midi je n'ai pas le temps de faire grand chose. J'accumule déjà tellement de retard... en soi je m'en fous, je sais que je ne peux pas faire à mi-temps le boulot de deux temps plein et demi, j'ai bonne conscience, je fais ce que je peux tant pis si ça ne suffit pas. Mais pour cette grosse échéance, il faut préparer beaucoup de choses, organiser une petite réunion, motiver les troupes tout en dédramatisant l'échéance... pfff... j'aurais aimé reprendre plus en douceur ça tombe vraiment mal...

 

Et puis, du stress encore, enfin de l'angoisse plutôt, parce que ces jours-ci on a une grosse décision à prendre : maintenir ou non notre demande de mutation.
Notre projet de s'installer au bord de la mer prend forme, et ça nous fait flipper.
Vendre la maison, changer de région, changer de boulot, tout recommencer, ailleurs.
C'est excitant, ça nous plaît, mais ça nous fait cogiter. Je suis très bien positionnée et on ne s'y attendait pas. On a fait la demande "pour voir", sûrs qu'on ne pourrait pas partir avant plusieurs années.
Concrètement c'est compliqué de savoir quel poste maintenir, pour lui et pour moi, selon ce qu'on estime comme probabilité d'être mutés. C'est stratégique.
Je passe des coups de fil car je connais des gens qui peuvent me renseigner sur les postes vacants mais pour l'instant je n'ai pas la réponse à mes questions. J'ai peur qu'il mute et pas moi, j'ai peur de muter et pas lui (ce serait moins grave car grâce à ses horaires il serait absent seulement trois jours par semaine).
Il y a certains postes où il n'a pas trop envie que je postule parce que ce serait un peu moins pratique question organisation (un peu plus prenants) mais si je ne postule pas à ceux-là j'ai moins de chance d'être mutée...

Bref, on cogite, on imagine, on calcule, on flippe, on rit aussi, on a envie mais on a peur... je m'imagine bien au bord de la mer, même si c'est la manche. Les mercredi ou les dimanche à courir sur la plage, à respirer l'air de la mer...

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16 février 2012

De tout et surtout de rien

Fromage blanc - crème de marron............. c'te tuerie.....

Ca fait des années que j'en avais pas mangé. Mais POURQUOI ????

Mes plaisirs gustatifs du moment sont simples :

- Trésors choco-noisette

- rollmops

- crème de marron

- chocolat sous toutes ses formes

- soupe poireaux-cèleris-pommes de terre.

Mmmmmmmmmhhhhh

 

Bon et pis avec tout ça ben, j'ai toujours pas écrit une ligne moi, et je reviens traîner ici tous les soirs... et oui... j'ai besoin de mon journal intime en ce moment ! et puis ça me demande moins d'énergie, moins de concentration. J'y arriverai jamais à écrire ce bouquin........
Mais eh oh je m'occupe de mon fils hein ! je peux pas tout faire ! (dit-elle à son cerveau d'idéaliste insatisfaite).

LeTigre, quand il ne me dit pas de méchancetés (voir le post précédent) me dit des choses gentilles du genre "arrête de dire que tu ne fais rien, tu t'occupes de ton bébé c'est déjà énorme et ça prend toute ton énergie".

Ben ouais. Rien à ajouter.

 

 

 

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15 février 2012

Visite du 4è mois

Tout va bien !

Petit bébé Tigrou est vraiment un petit bébé ! 58 cm et 5,160 kg... mais sa courbe augmente de façon satisfaisante, c'est tout ce qui compte d'après le pédiatre.

On lui a parlé de son refus de prendre le bib. D'après lui : c'est normal ! comme il dit, il n'a connu que le sein depuis sa naissance, il serait fou d'accepter autre chose s'il a le choix !
grrrrrrrrrrrr
Donc selon lui : déjà faire le WE comme la semaine, avec les mêmes horaires, donc pas de tétée au sein aux heures où je suis au bureau la semaine, et si vraiment on veut qu'il prenne le bib, il faut l'affamer. Aucune autre solution.

Bien avancés avec ça.

Aujourd'hui on s'est bien engueulés avec LeTigre sur ce sujet. Il est chiant. Il ne m'aide pas, il me culpabilise. Il trouve que les après-midis avec Tigrou sont difficiles, et au lieu de me le dire comme ça, il m'a dit texto : "toi c'est facile, tu ne fais que lui donner la tétée et le mettre dans son lit, et t'appelles ça gérer ???". (sous-entendu, lui, l'après-midi, il n'a pas les seins et Monsieur fait bien mieux que moi).

Cette phrase m'a fait vraiment mal. Très mal. J'en ai versé des larmes. Il ne s'est jamais excusé, j'ai fini par oublier pour ne pas faire la gueule toute la journée car je déteste les conflits. Selon lui, il a un peu exagéré, ok, mais franchement c'était pas bien grave.
Moi je l'ai pris de plein fouet dans mon coeur de maman et je l'ai entendu comme "tu n'es pas capable" (ok je sais que dans sa bouche ça ne voulait pas dire ça mais je l'ai entendu comme ça...).
Tout ça est parti du fait que je lui ai proposé qu'un soir j'aille à la piscine en sortant du boulot en espérant que Tigrou prendra le bib à 18h car il aura très faim et que je ne serai pas là...
Mais non, LeTigre ne veut pas faire ça, il en a marre de "tout" gérer tout seul et que les essais de bib reposent sur lui. Donc en gros, moins je suis absente de la journée, mieux c'est, et il faut que je me grouille de rentrer le soir pour donner le sein, ce qui renforce encore ce sentiment de me sentir prisonnière.

Ca fait chier.

Aujourd'hui j'ai acheté une boîte de lait artificiel. J'en avais jamais eu chez moi jusque là. J'ai eu du mal. J'ai hésité. J'ai pris celui conseillé par le pédiatre.
Et puis finalement, une fois la boîte chez nous, j'étais contente. Cette boîte signifie que petit Tigrou pourra avoir à manger en mon absence. Cette boîte, c'est mon indépendance. C'est ma soupape.
Ok, il n'en veut pas pour l'instant. Mais quand il aura faim, il en prendra. Et je pourrai souffler. Je lui en ai proposé ce soir après une petite tétée au sein. Il n'a rien bu mais il n'a pas refusé le bib. Il a tétouillé, il a mordillé, il a joué, mais tout ce qui entrait dans sa bouche en est ressorti ! il a eu l'air étonné par le goût mais n'a pas fait la grimace. Peut-être qu'il finira par s'habituer.

J'ai décidé d'arrêter de me prendre la tête avec l'allaitement, donc ça commence par arrêter de tirer mon lait, au moins pour l'instant. Laisser mes seins gérer leur production naturellement, au lieu de les stimuler pour toujours produire plus. Et continuer à proposer à Tigrou un bib de temps en temps.
Un de ces jours, on va peut-être essayer de "l'affamer", c'est à dire de ne rien lui donner tant qu'il ne prendra pas le bib. Je sais qu'il finira par le prendre car il sera vraiment affamé. Mais ma question est : une fois qu'il aura bu un bib, si je recommence à lui donner le sein plusieurs fois par jour, acceptera-t-il pour autant le bib une fois par jour ? Je le soupçonne assez têtu pour le boire une fois et recommencer comme avant si je lui redonne le sein. Et pour le coup, je ne suis pas prête à le sevrer totalement maintenant, et surtout si brutalement...

En tout cas il me faut réparer une erreur : j'ai dit l'autre jour "je n'ai pas de chance avec bébé Tigrou". Et j'ai oublié quelque chose de FONDAMENTAL. Il dort super bien la nuit. Depuis un mois et demi il dort 10 à 12 heures par nuit et se rendort ensuite deux ou trois heures... Et ça, c'est déjà en soi une chance énorme !!! on a tendance à s'habituer aux bonnes choses et à les considérer comme normales... Alors oui, on a beaucoup de chance qu'il ait fait ses nuits, si longues, complètes, si rapidement...

Posté par tatafloute à 22:30 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2012

Allaitement, LE débat...

Contrairement au titre, je ne vais pas rentrer dans le débat.

A la suite du post précédent, on m'a conseillé tour à tour d'arrêter l'allaitement et de persévérer.

Alors je tiens à préciser : je n'ai aucune idée préconçue sur l'allaitement ! Je ne veux pas entrer dans le débat, je ne suis ni pour, ni contre, quand on me dit que ce n'est pas grave d'arrêter ça ne me choque pas, ça ne me gêne pas, j'y pense, j'y réfléchis, je pèse le pour et le contre.

J'ai toujours eu envie d'allaiter. J'ai toujours sur que j'allaiterais coûte que coûte. Ca a toujours fait partie de ma conception de la maternité et de ma féminité. Cela dit, c'est un sentiment très personnel et je comprends très bien celles qui ne souhaitent pas le faire, parfois même j'envie leur détachement par rapport à cette question.

J'aimerais me dire "je m'en fous, on essaie, on verra".
J'y arrive pas.
Je me suis mis dès le début une pression d'enfer.

D'un côté c'est bien, parce que ça m'a permis de tenir le coup malgré les difficultés et de voir que oui, l'allaitement, c'est bien. Quand ça se passe bien (heureusement ça arrive quand même), c'est sympa, agréable, pratique, toujours disponible et j'aurai des souvenirs magnifiques de certains moments.

Oui mais parfois ça me saoule.
Parfois je reconnais que les contraintes sont trop pénibles et j'envie celles qui ont décidé d'arrêter, un jour, en se disant que ce qui est fait est déjà bien. Et je suis d'accord avec ça.

Je le sais : 4 mois d'allaitement exclusif, c'est très bien. Je pourrais m'arrêter là. Et pourtant, quelque chose en moi le refuse. Je ne suis pas prête, j'ai envie et pas envie. Je suis tentée parfois de tout arrêter mais je me dis toujours "bientôt" ou "un jour", mais jamais "demain".
Bon d'un côté, ça veut aussi dire que mon allaitement ne me pèse pas tant que ça.

En vérité, je suis fière d'allaiter mais déçue que ça ne soit pas plus facile. J'imaginais des moments beaux, simples, évidents, naturels et j'ai découvert quelque chose de technique, compliqué, difficile, douloureux (et parfois beau et simple aussi, heureusement). Du coup, quelque part en moi, j'ai l'espoir que la deuxième partie de mon allaitement rattrapera la première qui a laissé des souvenirs douloureux, pour pouvoir "sauver" ma vision idéaliste. J'aime pas être déçue. J'aime pas l'admettre.

Parfois, un peu pour provoquer, quand ma mère ou ma soeur me disent "oh t'as de la chance, c'est tellement super d'allaiter !" je leur réponds froidement "c'est bon, vous faites chier avec vos allaitements parfaits, moi j'aime pas ça, c'est tout, j'ai le droit non ???". En fait c'est pas vrai. J'aime ça. Mais j'entrevois comme ç'aurait pu se passer si tout s'était bien déroulé et je suis dégoûtée.

Enfin on s'en fout. Ce qui est passé est passé, j'ai tenu 4 mois, et maintenant chaque jour est du "plus". Si j'en ai marre, j'arrête, et je crois que je pourrais le faire.
Par contre ce qui me saoule, c'est que j'aurais aimé pouvoir donner un bib de temps en temps pour voir, pour tester, pour ME tester et peut-être me laisser convaincre si ça pouvait rendre les choses plus faciles.

Si on me disait que bébé Tigrou serait moins énervé et qu'il irait mieux, je n'hésiterais pas une seconde. Je veux juste qu'il aille bien. Après quand je vois comme il aime ce contact, comme il se jette sur mes seins comme s'il était affamé toutes les deux heures (alors qu'il tient 12h la nuit et 6h l'après-midi !), je me dis qu'il y trouve largement son compte, sinon il prendrait le bib sans problème.

Alors j'ai décidé de ne pas me prendre la tête et de le laisser décider. Le jour où il sera prêt à boire un bib, il le fera et d'ici là, je ne le forcerai pas, mais je continuerai à le lui proposer (enfin LeTigre lui proposera) tous les jours, sans insister.
Je crois que moi, je suis archi prête qu'il prenne un bib par jour (de mon lait au début pour l'habituer, puis de lait artificiel). Quelque part, ça me soulagerait. Je me sentirais moins "prisonnière" de cet allaitement. Je saurais que je le continue par choix, et plus par obligation.
Parce que la seule façon de le "forcer" à prendre un bib, ce serait de ne plus lui donner le sein jusqu'à ce qu'il "craque", affamé... et je ne suis pas du tout prête à faire ça.

Mon petit, mon tout petit bébé, il a encore si besoin de câlins, je ne peux qu'attendre que ça vienne de lui.

C'est quand tu veux, mon petit bonhomme, je te laisse gérer, tu sais bien mieux que moi quand ce sera le bon moment de commencer à te sevrer et je te fais confiance pour savoir me le faire comprendre...

J'ai l'immense chance de pouvoir travailler à mi-temps et de pouvoir laisser à mon petitout faire les choses à son rythme sans le brusquer.
Il faut que j'en profite.

Posté par tatafloute à 22:38 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2012

S'adapter

S'adapter, c'est le maître mot en ce moment.

J'ai l'impression qu'avec un bébé, c'est vital. S'adapter à lui, quoi qu'il arrive, et mettre ses principes -un peu- au placard.

Ce soir je suis fatiguée alors je vais me plaindre un peu. Pour toutes celles que ça gonfle, je vous comprends mille fois et ne vous en voudrais pas si vous passez votre chemin ! voilà, c'est dit.

Je vais donc me plaindre, parce que OUI je suis hyper heureuse, c'est vrai et archi vrai, la maternité m'épanouit totalement et la reprise du boulot se passe bien, donc TOUT VA BIEN, mais il y a plein de choses pas faciles en ce moment qui pourraient miner mon moral si je n'avais pas ces ailes qui ont poussé le jour de la naissance de Tigrou.

Parfois, je trouve que je n'ai "pas de chance" avec le petit Tigrou. Alors là je sais, je vais faire fuir toutes les PMettes. Désolée les filles, je me lâche, même si j'ai évidemment beaucoup de chance d'avoir un bébé...

L'allaitement qui commence mal, que j'arrive à maintenir malgré moult et moult efforts, le RGO qui rend mon allaitement encore plus difficile, les pleurs de bébé Tigrou non stop pendant presque deux mois, et maintenant, alors que les tétées se passent globalement mieux (pas toutes mais l'amélioration est très nette), il refuse le biberon, je tire mon lait tous les soirs et me couche donc plus tard puisque j'attends 3h, épuisée, après la dernière tétée pour tirer du lait, que je finis par jeter puisqu'il ne le boit pas... Le caractère bien trempé de ce petit Monsieur qui refuse de dormir la journée, qui hurle quand le lait ne jaillit plus du sein, qui râle quand on l'habille, qui pleure quand il est fatigué...

Parfois, j'envie les filles qui écrivent que tout est facile, que leur bébé est un amour qui ne pleure jamais et qui boit le bib sans problème et que l'allaitement est un bonheur de tous les instants.
J'ai honte, mais je les envie.

Alors je vous rassure, je prends tout ça relativement bien.

Comme dit le titre, je m'adapte à mon bout de chou et je fais avec.

J'ai compris que c'est un petit être à part entière, qu'il est comme il est et qu'il faut faire avec.

Et puis évidemment, je l'adore d'un amour incommensurable malgré tout ça, alors ça rend les choses un peu plus faciles.

Mais voilà. Il a du caractère, il est têtu, un peu colérique mais c'est mon petit poussin. Et puis il est tellement curieux de tout, avide d'apprendre, de tout voir, de tout comprendre, de tout entendre, il ouvre des yeux immenses sur la vie et je dois être là coûte que coûte pour assouvir cette soif. Essayer de l'aider à se laisser aller au sommeil malgré ses cris, malgré son refus, malgré son incompréhension de ne plus avoir l'énergie de gigoter, attraper, manger ses doigts, nous regarder. Etre là et avoir de la patience pour que ses colères et énervements trouvent en face des blocs d'amour et de sérénité qui le rassurent, qui l'apaisent. Pas facile...

Ah et puis j'oubliais : il commence à faire ses dents... il bave, mord tout ce qu'il trouve et est grognon... manquait plus que ça !!!

Posté par tatafloute à 22:32 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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